Julius Evola, un "homme au milieu des ruines"

Ce fut un des penseurs majeurs du XXème siècle. Marguerite Yourcenar salua à sa mort la mémoire d'un homme "d'une culture surnaturelle". "Conservateur" pour les uns, "fasciste" pour les imbéciles qui l'ont lu de travers (ou pas du tout), il aura été un des intellectuels italiens les plus controversés et les plus sulfureux du siècle dernier. Sa vision du monde résolument paienne et élitisme était une recherche permanente de la société idéale. Il dénonçait le matérialisme aussi bien capitaliste que marxiste, la démocratie libérale de pacotille régime d'arrivistes et de charlatans au service des médiocres et des banques, les fausses croyances dont le christianisme d'où un antisémitisme qui en découlait par sa critique des religions du livre dans lesquelles il ne se reconnaissait pas (bien qu'il fut bienveillant à l'égard de l'islam). Pour lui seuls une élite d'hommes méritants pouvait guider l'humanité vers le bonheur (in "les hommes au milieu des ruines" ou "impérialisme paien")... mais  il était sans illusion, écoeuré par les expériences mussoliniennes (il fut emprisonné sous le régime fasciste à plusieurs reprises) ou national-socialistes qu'il estimait pourtant prometteuses au départ.

Il s'interessa de près aux religions orientales, à la recherche de l'essence même de l'être humain, ne pouvant se satisfaire du seul idéal de la trilogie indo-européenne (ceux qui combattent, ceux qui prient, ceux qui produisent) qui servait de matrice à son oeuvre: le retour aux origines de l'europe.

Un penseur à redécouvrir; recommandons notamment la synthèse de ses articles "l'arc et la massue" ou "révolte contre le monde moderne". Evola fut décrié par les biens pensants: raison de plus pour le lire et le relire!

 




19/05/2012
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